Risques d'investissement d'Easyvest

Aperçu des principales caractéristiques et des principaux risques de l’investissement dans des instruments financiers.

Introduction 

Les risques sont inhérents aux investissements en instruments financiers et ces derniers ne comportent pas tous les mêmes risques. Il est important que vous soyez conscient des risques que vous prenez avant d’investir avec Easyvest. Tel est l’objectif de ce document.

Dans la première partie, nous décrivons quelques risques d’ordre général liés aux instruments financiers. Ensuite, nous passons en revue les caractéristiques et les risques des instruments financiers dans lesquels Easyvest investit. Cet aperçu des caractéristiques et risques essentiels des instruments financiers n’est par ailleurs pas exhaustif.

Investir est et restera toujours une question de bon sens. Vous devez vous fixer des attentes réalistes et des objectifs d’investissement clairs. Vous devez aussi évaluer les liquidités dont vous pouvez vous passer, l’horizon de temps durant lequel vous pouvez vous en priver et ne devez jamais prendre des risques qui ne sont pas en adéquation avec vos connaissances, votre expérience et votre caractère. C’est en respectant ces principes que vous éviterez les déceptions et les mauvaises surprises financières.

Pour plus d’informations sur les risques d’investissement, n’hésitez pas à prendre contact avec votre conseiller Easyvest.

1. Risques d’investissement généraux

Les instruments financiers peuvent, à des degrés divers, comporter les risques généraux suivants :

1.1. Risque de cours ou de prix

Lorsque vous investissez dans des instruments financiers, des baisses de cours imprévisibles sont quasiment inévitables. Il est en revanche possible de limiter ce type de risque. Une des méthodes les plus courantes consiste à répartir vos investissements dans plusieurs catégories d’instruments financiers et, au sein de chacune de ces catégories, dans différents instruments. C’est ce qu’on appelle la diversification.

1.2. Risque de marché

Le risque de marché est le risque que le marché financier dans son ensemble ou une catégorie d’actifs en particulier diminue, avec un impact sur le cours et la valeur des actifs en portefeuille. Ces fluctuations peuvent, entre autres, résulter d’une évolution des devises ou d’une forte hausse ou baisse des taux d’intérêt et/ou des cours de bourse des actions des entreprises en général.

1.3. Risque de change

A considérer que l’euro est la devise du pays dans lequel vous vivez au quotidien, si vous investissez dans une autre devise que l’euro, le cours de cette devise par rapport à l’euro peut évoluer entre le moment où vous achetez les titres et le moment où vous les vendez. Cette variation peut influencer vos investissements de façon positive ou négative.

1.4. Risque de crédit

Le risque de crédit est le risque que l’émetteur d’un instrument financier de type obligataire ne respecte pas (totalement) ses engagements de remboursement du capital ou de versement des intérêts (annuels ou intermédiaires). Cela arrive généralement lorsque l’émetteur connaît des difficultés financières ou tombe en faillite.

1.5. Risque de liquidité

Le risque de liquidité apparaît lorsque l’investissement est difficilement négociable. Il convient de distinguer l’illiquidité déterminée par le jeu de l’offre et de la demande et l’illiquidité liée aux caractéristiques inhérentes à l’instrument financier ou aux usages du marché. L’illiquidité est causée par le jeu de l’offre et de la demande lorsqu’il y a (presque) exclusivement de l’offre (des vendeurs) pour un instrument financier à un certain cours. Le même principe vaut lorsqu’il y a (presque) exclusivement de la demande (des acheteurs) pour un instrument financier à un certain cours. Dans ces circonstances, les ordres d’achat et de vente ne peuvent alors pas être exécutés ou ne peuvent être exécutés que partiellement ou à des conditions défavorables.

1.6. Risque de taux

Lorsque les taux du marché augmentent, la valeur de certains investissements diminue. C’est surtout le cas pour les obligations, mais aussi en théorie des actions. En ce qui concerne les obligations, une hausse des taux entraîne une baisse des cours. Cela s’explique par le fait que les investisseurs veulent avoir une compensation en échange de la hausse des taux. Étant donné que le taux d’intérêt est fixé dès l’émission pour l’ensemble de la durée de l’obligation, cette compensation ne peut être réalisée que via une diminution du cours. En achetant le titre à un cours plus bas, l’investisseur bénéficie en effet de facto d’un rendement plus élevé. Une baisse des taux de marché provoque l’effet inverse : le cours de votre obligation augmente, abstraction faite de toute autre influence sur le cours. En ce qui concerne les actions, la hausse des taux de marché peut avoir une influence négative du fait de l’augmentation du coût de financement des entreprises concernées d’une part et du fait que les solutions d’investissement alternatives aux actions deviennent mieux rémunérées et rendre les actions moins attrayantes.

1.7. Risque de réinvestissement

C’est le risque que vous ne puissiez plus réinvestir les intérêts ou dividendes perçus, les investissements vendus ou tout autre produit d’investissement aux mêmes conditions que celles de l’investissement initial.

1.8. Risque fiscal

Le risque fiscal apparaît en cas d’imprécision ou de modification de la législation sur les aspects fiscaux ou le traitement fiscal des instruments financiers. Les conventions fiscales entre États peuvent aussi influencer le rendement des produits financiers étrangers. De même, les changements dans votre situation personnelle, comme un divorce ou un décès, peuvent aussi avoir un impact sur le traitement fiscal de vos investissements. Par ailleurs, si vous percevez des bénéfices en dehors de l’exercice d’une activité professionnelle à la suite d’opérations ou de spéculations qui ne relèvent pas de la gestion normale d’un patrimoine privé, la plus-value de votre portefeuille est imposable.

1.9. Risque conjoncturel

Ce risque dépend de l’évolution de la situation économique. Citons notamment les périodes de récession économique, la mise en œuvre de grandes réformes sociales ou la diminution des stocks mondiaux de matières premières. Toutes ces évolutions ont des conséquences sur l’évolution des cours des instruments financiers.

1.10. Risque de faillite

Lorsque vous achetez une action d’une entreprise, vous devenez, en tant qu’actionnaire, copropriétaire d’une partie de cette entreprise. En tant qu’actionnaire, vous êtes prêt à prendre des risques. Vous pouvez profiter des bénéfices de l’entreprise lorsque tout va bien, mais à l’inverse, vous risquez de partager les pertes éventuelles lorsque les affaires tournent moins bien. Vous pouvez même perdre l’entièreté de votre investissement en cas de faillite de l’entreprise. Les investissements obligataires ne sont pas non plus exonérés du risque de faillite. Bien que les détenteurs d’obligations soient remboursés avant les actionnaires, si l’entreprise en difficulté n’a pas les fonds pour rembourser, l’investisseur obligataire peut lui aussi perdre tout ou une partie de son investissement.

1.11. Risque d’inflation

Par « inflation », il convient d’entendre la hausse du niveau général des prix des biens de consommation avec, pour conséquence, une baisse de la valeur (intrinsèque) de l’argent et du pouvoir d’achat de l’argent. Avec l’inflation, le risque existe que la valeur réelle de votre portefeuille d’investissement diminue alors que vous continuez à toucher un rendement (nominal). Pour connaître votre rendement réel, vous devez donc déduire le taux d’inflation de la valeur de vos investissements.

1.12. Risques géographiques

Un pays ou une région peut devenir à ce point instable sur le plan économique ou politique que les devises commencent à manquer ou que l’ensemble du système financier est paralysé. Dans ce cas, un débiteur étranger par ailleurs solvable peut ne plus être en mesure de remplir ses obligations. Si les produits financiers sont émis dans une devise étrangère, vous courez aussi le risque, en tant qu’investisseur, de recevoir des paiements dans une devise qui n’est plus convertible à cause de restrictions de change.

1.13. Risque de complexité

Dans le cadre de la transposition en droit belge de la directive européenne sur les marchés d’instruments financiers (MiFID), Easyvest fait une distinction entre les instruments financiers complexes et les instruments financiers non complexes. Easyvest considère les actions et les fonds cotés sur un marché réglementé ou sur un marché considéré comme équivalent à un marché réglementé, les trackers cotés sur le segment réglementé d’Euronext, les obligations ordinaires et les fonds non cotés bénéficiant du passeport européen (fonds UCITS) comme des instruments financiers non complexes. Easyvest considère les actions et les fonds cotés sur un marché non réglementé, sur un marché considéré comme équivalent à un marché non réglementé (comme le marché OTCBB), ou sur un MTF3 , les ETF cotés sur les segments MTF d’Euronext et autres marchés qu’Euronext, les ETN, les ETC, les obligations complexes, les fonds non cotés ne bénéficiant pas du passeport européen (fonds non UCITS), Turbos, Sprinters, warrants, options, forex, futures, CFDs et produits structurés comme des instruments financiers complexes. Veuillez noter qu’Easyvest ne doit pas évaluer au préalable si l’instrument financier non complexe est approprié ou adéquat pour vous.

1.14. Risques psychologiques

Malgré une situation objectivement favorable, des rumeurs, opinions, tendances ou autres facteurs imprévisibles peuvent influer considérablement sur l’évolution du cours d’une entreprise, en raison du comportement irrationnel d’autres investisseurs, ou de votre propre comportement.

1.15. Risques liés aux systèmes informatiques

Pour exécuter les transactions financières, chaque système informatisé possède sa propre interface, avec une terminologie et une méthodologie spécifique. Ainsi, un concept bien précis dans une langue précise ou un système précis peut avoir une signification différente dans une autre langue ou un autre système. Des problèmes peuvent dès lors survenir lors de la passation des ordres. Vous pouvez limiter ce risque en vous familiarisant avec notre interface.

2. Risques par instrument financier

Dans ce chapitre, nous passons en revue les risques relatifs aux instruments financiers dans lesquels Easyvest peut investir dans la cadre de son service de gestion de portefeuille, à savoir les trackers, ainsi que les instruments financiers constituant ces trackers.

2.1. Trackers

2.1.1. Description

Un Tracker est un produit d’investissement coté en bourse (« Exchange Traded Product » ou ETP) qui reproduit l’évolution d’un panier d’actifs. Il existe différents types de trackers : des trackers sur indices boursiers, sur secteurs, sur matières premières, sur indices obligataires, etc. Ils peuvent être négociés en cours de séance comme les actions.

Sur le plan juridique, un tracker peut être constitué des manières suivantes : comme des fonds (« Exchange Traded Funds » ou ETF) ou sous la forme d’une créance, notamment des trackers sur des matières premières comme l’énergie, le pétrole ou les métaux (« Exchange Traded Notes » ou ETN, et « Exchange Traded Commodities » ou ETC).

Parmi les trackers susvisés, Easyvest n’investit que dans les ETF.

Les fonds « Exchange Traded Funds » ou ETF sont des fonds ouverts (dits open ended) qui répliquent le plus fidèlement possible un indice de référence (aussi connus comme des ETF passifs). Les ETF sont généralement conformes à la directive UCITS. Comme les fonds, les ETF peuvent être constitués sous la forme d’une société d’investissement ou d’un fonds commun de placement.

Note: à côté des ETF classiques qui cherchent à répliquer un indice le plus fidèlement possible sont apparus les ETF actifs. Ces instruments cherchent à surperformer un indice de référence. La surperformance n’est toutefois pas une garantie. Certains ETF peuvent battre leur indice, mais ils ne peuvent également faire beaucoup moins bien. Par définition, les ETF actifs ne sont pas des trackers.

En optant pour un ETF, vous investissez dans un panier d’actifs. Vous courez donc moins de risques qu’en investissant dans des instruments financiers individuels. Le principe d’un ETF contraste fortement avec des fonds gérés activement, où le gestionnaire essaie en permanence de sélectionner les meilleures actions dans le but d’obtenir le rendement le plus élevé possible. Ce type de gestion demande beaucoup de temps et d’argent. Par conséquent, les frais de gestion sont généralement moins élevés dans un ETF que dans un fonds traditionnel.

Certains ETF permettent de multiplier la performance de l’indice (effet de levier) ou d’évoluer dans le sens inverse de l’indice (bear tracker) avec ou sans effet de levier. Ces produits sont naturellement plus risqués.

Le cours d’un ETF est principalement déterminé par l’évolution de l’indice sous-jacent. Si l’indice augmente, la valeur de l’ETF augmentera également. Toutefois, le cours de l’ETF ne doit pas nécessairement être identique à celui de l’indice. Cela s’explique par le fait que le dividende constitué et les frais de gestion sont également incorporés dans le cours de l’ETF. Par ailleurs, les ordres d’achat et de vente en Bourse sont évidemment aussi déterminants dans le calcul du cours. Plus on négocie un ETF spécifique, plus l’écart entre les prix de vente et d’achat sera faible et plus le cours se rapprochera de celui de l’indice.

Pour atteindre leurs objectifs d’investissement, les émetteurs d’ETF procèdent à une réplication physique ou synthétique de l’indice en question.

La réplication physique est réalisée via la réplication totale de l’indice sous-jacent (l’ETF investit dans tous les composants de l’indice) ou via un processus appelé « optimalisation ». Cette technique est utilisée si l’indice sous-jacent contient un très grand nombre de composants ou des titres difficilement négociables ou si plusieurs indices sont suivis. Dans ce cas, l’émetteur n’investira que dans un panier de valeurs correspondant à un échantillon représentatif de l’indice en termes de risque et de rendement. L’ETF ne contiendra donc pas exactement les mêmes instruments financiers que l’indice qu’il suit.

Un ETF peut également reproduire la performance de son indice sous-jacent de manière synthétique. Dans ce cas-là, l’émetteur passe un ou plusieurs swap(s) avec une ou plusieurs contrepartie(s) via le(s)quel(s) il accepte d’échanger la performance d’un panier de titres prédéterminé contre celle de l’indice. Vous bénéficiez alors du rendement que l’indice sous-jacent a obtenu, alors que les investissements ont en réalité été effectués dans d’autres titres. Cette technique s’appelle la réplication synthétique. Cette forme de réplication permet de réduire les coûts et la tracking error (écart par rapport à l’indice), mais augmente le risque de contrepartie. Pour les marchés qui ne sont pas facilement accessibles, les structures avec swaps présentent un avantage par rapport à la technique de réplication physique.

2.1.2. Risques généraux

RisqueEst-ce présent

Risque de cours

Oui, principalement en fonction de l’évolution générale de la Bourse et des investissements sous-jacents

Risque de change

Oui, si les investissements sous-jacents ou le tracker ne sont pas cotés en euros

Risque de crédit

Oui, surtout pour les trackers qui suivent un indice obligataire

Risque de liquidité

Oui, en fonction du volume d’échange du tracker et de la liquidité des investissements sous-jacents

Risque de taux

Oui, pour les trackers qui suivent un indice obligataire et indirectement ceux qui suivent un indice d’actions

Risque de réinvestissement

Oui

Risque fiscal

Oui

Risque de marché

Oui

Risque d’inflation

Oui

Risques géographiques

Oui, en fonction du tracker

Risque de complexité (MiFID)

Non

2.1.3. Risques spécifiques

Ecart par rapport à l’indice (tracking error)

Le cours d’un ETF peut évoluer différemment de celui de son indice en raison d’un manque de liquidité ou d’un accès de volatilité.

Risque de contrepartie

Un risque de contrepartie existe si l’ETF achète aussi des produits dérivés ou passe des contrats avec d’autres parties (swaps). C’est surtout le cas pour les ETF qui utilisent la réplication synthétique. Le risque de contrepartie est le risque qu’une partie ne puisse pas remplir ses engagements (l’incapacité de restituer les titres prêtés, par exemple). Dans le cas des ETF synthétiques conformes à la directive UCITS, le risque de contrepartie ne peut pas dépasser 10% de la valeur d’inventaire nette du fonds.

Risques de liquidité

Les volumes peuvent être moins importants dans certains ETN, ce qui les rend moins liquides que les ETF.

2.2. Actions et certificats d’actions

2.2.1. Description

Une action est un titre de propriété qui représente une partie du capital social d’une société. En achetant une action, vous devenez copropriétaire de l’entreprise en question. Cela signifie que le rendement de votre investissement dépendra du succès (ou de l’échec) de cette société.

Lorsque les affaires tournent bien, vous pouvez profiter de la hausse du cours et des éventuelles distributions de dividendes. Mais si l’entreprise tourne moins bien, le cours diminuera et le dividende risque d’être réduit, voire supprimé. En cas de faillite, l’action peut même perdre toute sa valeur.

Le cours d’une action dépend de facteurs tant internes qu’externes :

  • Facteurs internes : résultats réalisés et attendus, actualité de l’entreprise et/ou du secteur, politique de dividende... ;  

  • Facteurs externes : événements politiques, développements macroéconomiques, éléments irrationnels susceptibles d’accentuer les fluctuations boursières... 


En tant qu’actionnaire, vous bénéficiez, entre autres, du droit de vote à l’assemblée générale (sauf en cas d’actions sans droit de vote) et du droit à une partie de la valeur de liquidation de l’entreprise en cas de dissolution de celle-ci (pour autant qu’il y ait un solde de liquidation).

Les actions sont nominatives ou dématérialisées.

Les actions nominatives sont inscrites au registre des actionnaires de l’entreprise au nom du détenteur des actions. La cession à des tiers se fait par le biais d’une inscription de la cession au registre des actionnaires. Ce type de cession est plutôt exceptionnel.

Les actions dématérialisées sont enregistrées sur un compte-titres ouvert au nom de l’actionnaire auprès d’un établissement agréé à cet effet.

Les actions dématérialisées peuvent généralement se négocier facilement sur une base journalière. C’est encore plus facile avec les actions d’entreprises cotées en Bourse.

Les certificats d’actions sont des titres qui représentent des actions originales et qui sont gérés par une société fiduciaire. Le certificat suit l’évolution de la valeur (cours) de l’action sous-jacente et procure le même rendement (dividende).

La grande différence avec une action est qu’un certificat ne donne pas le droit de participer au vote à l’assemblée des actionnaires.

Les risques sont en principe les mêmes que les risques liés aux actions ordinaires.

2.2.2. Risques généraux

RisqueEst-ce présent

Risque de cours

Oui, en fonction de la volatilité de l’action. Celle-ci dépend de la politique de l’entreprise ainsi que du contexte conjoncturel, microéconomique et financier

Risque de change

Oui, si l’action n’est pas cotée en euros ou si l’entreprise exerce ses activités en dehors de la zone euro

Risque de crédit

Non, les actions correspondent à du capital à risque et ne sont pas des créances. Naturellement, les actions peuvent perdre une partie ou l’intégralité de leur valeur en cas de faillite

Risque de liquidité

Oui, en fonction du volume des transactions sur l’action et du free float4 . Plus la capitalisation boursière de l’entreprise est importante, plus le marché de ses actions est liquide

Risque de taux

Oui, en fonction des actions et du climat d’investissement. Généralement, une hausse des taux a une influence négative sur le cours des actions

Risque de réinvestissement

Oui

Risque fiscal

Oui

Risque de marché

Oui

Risque d’inflation

Oui

Risques géographiques

Oui

Risque de complexité

Non

2.2.3. Risques spécifiques

Risque d’entreprise

Comme vous êtes copropriétaire d’une société, vous courez les mêmes risques que n’importe quel entrepreneur : en cas de difficultés, vous participez aux pertes. Vous pouvez même perdre jusqu’à 100% de votre investissement en cas de faillite de l’entreprise.

Risque de dividende

En cas de bénéfices faibles ou de pertes, le dividende peut être diminué, voire supprimé. Par ailleurs, certaines sociétés ont pour politique de ne jamais verser de dividendes

2.3. Obligations

2.3.1. Description

Une obligation (bond) est un titre négociable représentant une reconnaissance de dette émis par des pouvoirs publics (government bonds), des organismes supranationaux (supranational bonds) ou des entreprises (corporate bonds). En tant que détenteur de l’obligation, vous disposez d’une preuve de participation dans un emprunt à long terme (> 1 an) pour lequel vous percevez généralement un intérêt périodique (coupon).

Une obligation est toujours émise sur le marché primaire. Il s’agit du marché où sont émis les nouveaux titres de créance. Une nouvelle émission obligataire ne peut être souscrite que pendant la période de souscription.

Une obligation peut être émise au pair (100% de la valeur nominale), au-dessus du pair ou sous le pair afin de s’aligner sur les conditions de marché. Pour acheter une obligation après la période de souscription, il est obligatoire de passer par le marché secondaire, où ces titres s’échangent librement. La liquidité dépend, entre autres, de la taille de l’émission et de l’émetteur. Le cours de l’obligation dépend de l’évolution des taux d’intérêt (le cours est en principe inférieur au cours d’émission si les taux d’intérêt ont augmenté depuis la date d’émission et inversement) et de la solvabilité de l’émetteur depuis la date d’émission.

À l’échéance, l’obligation est remboursée au cours préalablement défini, généralement au pair (100% de la valeur nominale). Certaines obligations peuvent être remboursées anticipativement, habituellement à l’initiative de l’émetteur.

Il existe plusieurs formes d’obligations : obligations d’Etat, obligations supranationales, obligations d’entreprises nationales, obligations subordonnées, euro-obligations ou euro-bonds, obligations (reverse) convertibles, obligations à taux variable, obligations perpétuelles. Étant donné qu’Easyvest n’investit pas directement dans des obligations, il n’y a pas lieu de les examiner séparément de manière plus détaillée.

2.3.2. Risques généraux

RisqueEst-ce présent

Risque de cours

Oui, en cas de vente avant l’échéance et en cas de détérioration de la situation financière de l’émetteur. Pour les obligations convertibles, en cas de vente avant l’échéance et après la conversion. Pour les perpétuelles :  le cours est sensible à l’évolution du marché obligataire en raison de la durée indéterminée

Risque de change

Oui, si l’obligation n’est pas libellée en euros

Risque de crédit

Oui, en fonction de la qualité de l’émetteur (rating). Les emprunts subordonnées comportent davantage de risque

Risque de liquidité

Oui, en fonction du volume des transactions sur l’action et du free float4 . Plus la capitalisation boursière de l’entreprise est importante, plus le marché de ses actions est liquide

Risque de taux

Oui, en fonction des actions et du climat d’investissement. Généralement, une hausse des taux a une influence négative sur le cours des actions

Risque de réinvestissement

Oui

Risque fiscal

Oui

Risque de marché

Oui

Risque d’inflation

Oui

Risques géographiques

Oui

Risque de complexité

Non

2.3.3. Risques spécifiques

Risque d’insolvabilité

L’émetteur peut devenir temporairement ou définitivement insolvable et ne plus être en état de payer les intérêts ou de rembourser l’emprunt, par exemple à cause de la détérioration générale de l’économie ou d’événements politiques. Si les obligations sont cotées en bourse, cela peut avoir aussi des répercussions négatives sur le cours.

Ce risque est quasiment inexistant pour les obligations d’État des pays de l’OCDE (garantie de l’État), les obligations émises par des institutions supranationales et généralement aussi pour les émetteurs bénéficiant d’un rating de qualité (au moins « investment grade », soit BBB). Pour les obligations « non-investment grade », le risque d’insolvabilité du débiteur et donc le risque de non-paiement sont plus importants.

Risque de remboursement anticipé

Dans certains cas, l’émetteur peut procéder au remboursement anticipé de l’emprunt, notamment en cas de baisse des taux d’intérêt sur le marché. Une telle décision peut avoir un impact négatif sur le rendement.

Risque de crédit

Les obligations convertibles sont, comme les obligations ordinaires, exposées au risque de crédit. Mais ce risque est plus élevé car les obligations convertibles sont souvent subordonnées aux obligations ordinaires.

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