Même quand les marchés se replient, l’approche indicielle reste plus sûre pour les profils agressifs
Corentin Scavée
Corentin Scavée
16 Jun 2022

Même quand les marchés se replient, l’approche indicielle reste plus sûre pour les profils agressifs

Après un premier semestre marqué par un repli généralisé des marchés, l’approche indicielle continue à montrer des performances supérieures à celles des autres acteurs belges analysés pour les profils de risque agressifs. La gestion passive démontre une nouvelle fois sa pertinence, y compris dans un contexte baissier.

L’approche indicielle plus performante pour les portefeuilles plus risqués

Pour les portefeuilles constitués en majorité d’actions, l’approche indicielle ressort comme la meilleure sur toutes les périodes étudiées (1, 3, 5 et 10 ans). Sur les 5 premiers mois de l’année marqués par des marchés en berne, la perte enregistrée sur ces portefeuilles est inférieure d’au moins 1% par rapport aux offres concurrentes.

La gestion active pas meilleure en période de crise

Le constat est édifiant : même en période de baisse, la gestion active ne permet pas à l’investisseur de dégager de meilleurs rendements ou de limiter sa perte. Le surcoût de ce type de gestion par rapport à la gestion passive, justifié en théorie par une latitude plus grande laissée au gestionnaire pour protéger les portefeuilles de leurs clients, semble vain.

Pas de raison de parler de « krach »

Aussi désagréable soit-elle, la baisse actuelle n’est pas pour autant anormale. Des variations de l’ordre de 10% sont tout à fait acceptables en bourse et ne devraient pas inquiéter outre mesure l’investisseur de long terme. A titre de comparaison, en 2020, la crise du COVID avait fait chuter l’indice mondial des actions de 35% en moins de deux mois.

Une période inédite sur les marchés

Cependant, il est important de préciser que la période actuelle est marquée par des faits tout à fait exceptionnels sur les marchés : une inflation fulgurante (8%) et des hausses de taux annoncées qui le sont tout autant – entre +1% et +2% prévus par les banques centrales d’ici l’été. Une hausse de taux de cette ampleur est un événement statistiquement très peu probable, la plupart des mouvements de type étant généralement plus faibles et plus progressifs. En conséquence, la réaction des marchés est elle aussi très forte et touche toutes les classes d’actifs, en particulier les obligations dont la valeur évolue en sens contraire des taux d’intérêt.

Les portefeuilles prudents fortement impactés à court terme

De ce fait, on observe une piètre performance des portefeuilles indiciels prudents sur les 5 premiers mois de l’année. Cette contre-performance est cependant à nuancer, car ces portefeuilles restent, comparés aux fonds des autres acteurs examinés, les plus intéressants sur tous les autres horizons de placement étudiés (3, 5 et 10 ans).

Après la chute, le rebond ?

Enfin, il est bon de se rappeler qu’en bourse, les périodes de baisse sont généralement suivies des plus belles périodes de hausse. Pour reprendre l’exemple de la crise du COVID en 2020, après une chute de 35% entre février et mars, l’indice mondial des actions clôturait finalement l’année sur une hausse totale de 13% !

Méthodologie et sources

Vous trouverez plus de détails concernant l’approche non-spéculative et les performances des fonds d’investissement examinés dans l’infographie ci-dessous. La méthodologie et les sources de données utilisées y sont également détaillées.


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