L’approche non-spéculative bat les banques belges de 1,9% par an
Corentin Scavée
24 Mar 2016

L’approche non-spéculative bat les banques belges de 1,9% par an

Que vous soyez un investisseur « agressif », « neutre » ou « défensif », les banques belges ont généralement un fonds d’investissement maison à vous proposer. Au moment d’investir, rares sont ceux qui prennent le temps de comparer et d’analyser les produits proposés. Il existe pourtant des différences de performance notables. Easyvest vous propose aujourd’hui une analyse comparative de l’offre des banques belges. Quel a été le rendement de ces fonds maison depuis 2007 ? Quelle institution a offert la meilleure gestion à ses clients ? Ces fonds ont-ils généré un rendement supérieur à celui que vous auriez obtenu en investissant dans des fonds indiciels, comme nous le prônons chez Easyvest ?

Afin de répondre à toutes ces questions, nous avons longuement analysé l’offre de fonds des grandes banques belges et voici ce que nous avons observé.

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Des différences considérables

Le premier constat frappant est la grande disparité entre les performances des fonds analysés. En fonction de votre banque, votre rendement sur la période étudiée peut aller du simple au triple dans certains cas. Les écarts entre les acteurs étant constants, on peut conclure que certaines banques sont moins bonnes que d’autres quand il s’agit de gérer votre argent.

Des banquiers privés peu performants

On observe également contre toute attente que la performance des fonds offerts par les banques privées est tout à fait moyenne. Aucune grande institution privée ne sort vraiment du lot et ce, malgré un discours marketing de leur part qui tend à nous faire penser le contraire. Les « professionnels » de la gestion ne semblent donc pas faire mieux que leurs consœurs les banques universelles.

L'approche non-spéculative plus performante

Enfin, il ressort de cette analyse qu’aucun de ces fonds gérés activement n’offre vraiment une performance digne de ce nom à ses investisseurs. Que du contraire, force est de constater que l’approche non-spéculative utilisant des fonds indiciels, ce que prône Easyvest, se démarque systématiquement et significativement de tous les fonds analysés, et ce pour tous les profils d’investissement analysés. Les différences observées sont considérables et leur impact cumulé sur le long terme est colossal.

1,9% de plus en moyenne

L’approche non-spéculative génère en moyenne 1,9% de plus par an, ce qui totalise un manque à gagner de plus de 18% sur la période étudiée. Cela peut sembler peu mais en réalité ce rendement est 1,6 fois plus important que la moyenne des fonds bancaires. Par rapport au plus mauvais fonds, la différence est encore plus marquante et atteint jusqu’à 3,5% par an, soit plus de 36% de manque à gagner en 9 ans et une différence de rendement de l’ordre de 300%. C’est un réel constat d’échec pour les banques et la gestion active belge, et une terrifiante nouvelle pour l’épargnant belge qui n’a pas obtenu un rendement à la hauteur de ce qu’il pourrait espérer.

Méthodologie

Nous avons suivi une méthodologie minutieuse pour que les résultats présentés ne puissent être mis en cause. Afin d’être totalement transparents sur notre approche, voici les détails de cette méthodologie.

Nous nous sommes concentrés sur les fonds de capitalisation en vue de simplifier l’analyse et d’éviter de poser des hypothèses discutables sur la manière dont les dividendes distribués seraient réinvestis. Les dividendes et intérêts perçus par les fonds de capitalisation sont réinvestis en intégralité au sein des véhicules et font donc partie intégrante des performances observées.

Lorsqu’il existait plusieurs classes d’actions pour un même fonds, nous avons systématiquement sélectionné celle étant accessible à un investisseur de détails disposant du plus petit portefeuille possible (les seuils varient d’un fonds à l’autre).

Nous avons ensuite enlevé de l’échantillon les fonds qui n’étaient pas encore actifs en 2007, et ce afin de comparer les fonds sur la base d’un historique de performance suffisamment long pour être significatif et incluant la crise de 2008.

Les fonds restants furent répartis en trois catégories correspondant aux profils de risque généralement recommandés par les banques. Pour chaque profil, nous avons sélectionné le meilleur fonds proposé par chaque banque afin de n’en pénaliser aucune.

Pour chaque fonds, nous avons collecté les valeurs nettes d’inventaires journalières en vue de déterminer leurs rendements annualisés sur la période étudiée qui court du 31 décembre 2006 au 31 décembre 2015. Notez que les rendements calculés ne tiennent pas compte d’éventuels frais d’entrée, frais de transaction, taxe sur opération boursière ou précompte mobilier redevable en cas de vente. Cette hypothèse a tendance à avantager les fonds dans banques.

Nous avons enfin voulu comparer les performances de ces fonds aux performances qu’auraient générées des portefeuilles non-spéculatifs, tels ceux prônés par l’approche d’investissement d’Easyvest. Pour constituer ces portefeuilles passifs virtuels, nous avons sélectionné un indice d’actions du monde (MSCI World All Country Total Return EUR) et un indice d’obligations souveraines de la zone euro (iBoxx Liquid Euro Sovereign Global). Puisqu’il n’est pas possible d’investir directement dans ces indices, nous avons supposé l’existence de fonds indiciels répliquant leurs performances. La performance de ces fonds indiciels a été obtenue en soustrayant à la performance des indices des frais annuels de 0,2% pour les obligations et de 0,5% pour les actions ; des frais censés représenter la commission perçue par un gestionnaire qui répliquerait ces indices. Nous avons aussi soustrait à ces performances 1% supplémentaire par an afin d’inclure les frais que chargerait un conseiller en investissement passif. En fonction de l’allocation d’actif des portefeuilles, nous avons donc retiré entre 1,2% et 1,5% de performance. Sur la base des performances obtenues, des portefeuilles ont ensuite été reconstruit pour refléter les pondérations d’actifs cibles de chaque profil : 75% obligations et 25% actions pour le LOW, 50/50 pour le MEDIUM et 25/75 pour le HIGH. Nos calculs supposent que ces portefeuilles sont rééquilibrés systématiquement chaque année au 1er janvier pour se réaligner sur ces pondérations.

De même que pour les fonds des banques analysés, nous n’avons pas tenu compte d’éventuels frais d’entrée, frais de transaction, taxe sur opération boursière ou précompte mobilier redevable en cas de vente de fonds indiciels. Notez toutefois que la plupart de ces hypothèses sont défavorables à la performance du portefeuille non-spéculatif considéré. En effet, les fonds indiciels de type ETFs ne sont sujets ni à des frais d’entrée ni à des frais de sortie alors que les fonds commercialisés par les banques sont typiquement soumis à un frais d’entrée de 2-3%. Par ailleurs, les frais perçus par les émetteurs de fonds indiciels pour des produits similaires sont en réalité inférieurs à ceux repris ci-dessus. Enfin, les frais de conseil de 1% envisagés se situent dans le haut de la fourchette de ce qui se fait en matière de conseil en investissement passif.


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