Qu’est-ce qu’un tracker ?
Corentin Scavée
17 Jun 2019

Qu’est-ce qu’un tracker ?

Un tracker ou fonds indiciel est un fonds d’investissement dont la stratégie consiste à reproduire ou « traquer » la performance d’un indice boursier. Il se distingue des fonds d’investissement traditionnels par son approche passive qui permet de diminuer drastiquement les frais et d’éviter les erreurs de gestion. La plupart des trackers peuvent être achetés en bourse sans délais. On parle alors d'un « Exchange Traded Fund » ou ETF.

Un fonds comme les autres

Un tracker est avant tout un fonds d’investissement comme les autres, soit un produit financier qui regroupe l'argent de plusieurs investisseurs pour le placer dans un portefeuille diversifié de titres. Ces titres peuvent être des actions, des obligations ou d’autres produits financiers. Comme tous les fonds, le tracker est soumis à des règles de placement et à un contrôle strict de la part des régulateurs financiers.

Un indice boursier de référence

Les trackers se distinguent toutefois des autres fonds par la manière dont leur portefeuille de placements est constitué et géré. Si la composition d’un fonds traditionnel est définie par un gestionnaire et évolue au cours du temps au gré de ses convictions, celle d’un tracker est connue à l’avance et déterminée sur la base d’un indice boursier. Puisque la composition d’un indice évolue périodiquement, le portefeuille d’un trackers n’est pas statique et évolue également.

Un moyen simple de se diversifier

Un tracker permet à un investisseur de s’exposer de manière simple à un portefeuille diversifié de valeurs qu’il aurait bien du mal à construire seul. Ainsi, par l’intermédiaire d’un tracker unique valant 100€, un investisseur peut aujourd’hui s’exposer aux 9.000 actions, 47 pays et 11 secteurs qui composent l’indice MSCI world ACWI IM, là où il faudrait au bas mot 1.000.000€ pour acheter une action de chaque société composant cet indice. Cette diversification permet à l’investisseur de se prémunir du risque lié aux valeurs individuelles, et de cette manière, de limiter le risque de perte maximale de son portefeuille.

Une performance sans surprise

L’objectif premier d’un tracker est de restituer à ses investisseurs la performance de l’indice qu’il suit. Il n’y a dès lors pas de surprise, bonne ou mauvaise, quant à la performance du tracker par rapport à son marché de référence, contrairement à la gestion active. En effet, si l’indice de référence a gagné 10% au cours d’une période donnée, la performance du tracker sera aussi de l’ordre de 10%. Certains facteurs comme la liquidité journalière et les frais du tracker peuvent toutefois le faire très légèrement dévier.

Des frais presque anecdotiques

Un avantage important des trackers par rapport aux fonds traditionnels est leur structure de frais réduite. Alors qu’un fonds d’investissement coûte en moyenne 1,9% en Belgique, les frais d’un tracker sont typiquement de 0,3%, soit 6 fois moins élevés. Ils oscillent entre 0,08% pour les trackers les plus communs (e.i. S&P 500) et 0,65% pour les plus exotiques (e.i. pays émergents). Grâce au mécanisme des intérêts composés, ces frais réduits ont un impact positif important sur le rendement à long terme.

Une liquidité appréciable

Le tracker se distingue également par le fait qu’il peut s’acheter et se vendre en bourse, comme une action. On parle alors « Exchange Traded Funds » ou ETFs. Le cours d’achat ou de vente est dès lors connu au moment de la transaction. Ce n’est pas le cas des ordres sur les fonds traditionnels qui ne sont pris en compte au mieux qu’une fois par jour, et exécutés le lendemain à un cours encore à déterminer.

Capitalisation ou distribution ?

Les trackers peuvent être soit de distribution, soit de capitalisation. Un tracker de distribution verse périodiquement les intérêts et les dividendes qu’il perçoit. Le tracker de capitalisation réinvestit quant à lui automatiquement ses revenus en son sein. Ces revenus capitalisés en génèrent davantage, que l’investisseur récupère sous forme de plus-value une fois le tracker vendu. Easyvest privilégie les trackers de capitalisation qui minimisent les frais de réinvestissement et l’impact fiscal.

Un instrument financier éprouvé

Bien que les fonds indiciels n’aient vraiment percé en Europe qu’après la crise financière de 2008, ceux-ci existent depuis les années 70. Le premier tracker, le Vanguard 500 Index Fund, fut lancé en 1976 par Jack Bogle, père fondateur de la gestion indicielle. Outre-Atlantique, ce type de placement a connu un essor considérable depuis les années 90 pour dominer aujourd’hui le marché américain des fonds avec State Street, Vanguard ou Black Rock, qui sont devenus les 3 plus gros gestionnaires de fonds au monde.

La dernière volonté de Warren Buffet

Sur 15 ans, Warren Buffett, le meilleur investisseur au monde, n'est pas parvenu à faire mieux que son indice de référence, le S&P 500. S’étant par ailleurs toujours battu pour diminuer les coûts et optimiser la fiscalité de ses investissements, Warren ne pouvait que tomber amoureux des trackers, qui combinent ces deux avantages. C’est sans doute pour cela qu’il les recommande ouvertement et qu’il a donné comme instructions qu’après sa mort, sa fortune soit investie passivement dans les trackers.

Trop de trackers pour faire un choix

Les trackers ont connu un tel essor ces dernières années qu’on en compte aujourd’hui plus de 7.000 à travers le monde. Ce nombre astronomique rend leur sélection difficile, tant les critères à prendre en compte sont nombreux : indice, dividende, capitalisation, frais, géographie, secteur, fiscalité, émetteur. Dans cette perspective, il est préférable de se reposer sur les recommandations d’un expert comme Easyvest afin de constituer un portefeuille équilibré et performant.


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