En juin 2026, Easyvest a lancé sa grande enquête sur les Belges et l’argent. Parmi les questions posées: à combien estimez-vous le prix du bonheur, en capital et en revenu? Dans cette série d’été, nous vous dévoilons quelques-unes des réponses, et l’histoire qui les accompagne. En septembre, nous dévoilerons le tableau complet du prix du bonheur pour les Belges!
Adrien, milieu de la trentaine, fixe le revenu-bonheur à 7.000€ et le capital-bonheur à 1.500.000€. Par rapport à ces attentes, Adrien estime “gagner plus que correctement sa vie”, fruit de ses études et de ses années d’expérience. Zoom sur sa vision à long terme.
Je dois une partie de ce que j’ai construit à mon propre effort (mes études et l’expérience que j’ai construite m’ayant permis d’avoir un bon salaire et d’en investir une partie). Une autre partie est liée au décès de mon Papa alors que j’étais encore aux études.
Ce malheur a fait que j’ai hérité beaucoup plus tôt que la majorité des gens. Je n’ai touché à ce capital ni pendant mes études ni au début de ma vie professionnelle. Il m’a néanmoins permis d’acheter mon appartement à 28 ans et d’avoir un départ dans la vie plus rapide que d’autres.
Pour le moment, ma situation financière est au-delà des attentes que j'aurais pu avoir.
En tant que trentenaire et indépendant, j’investis par moi-même en visant le long terme. On a assez répété à ma génération que nous devions prendre nos investissements en main plutôt que de compter sur l’État belge pour nos pensions.
La bourse représente une grande partie de mon patrimoine: c’est un investissement performant sur le long terme et passif – avec les ETFs, c’est cinq minutes de travail par mois. Etant donné mon âge, j’ai le temps de viser le long terme, trente ans au minimum, et de ne pas trop craindre les futurs replis boursiers. Comme on dit souvent, “prendre des risques est risqué à court-terme, mais à long terme, le plus grand risque c’est de ne pas en prendre.” C’est d’autant plus vrai dans le contexte inflationniste actuel.
Certes, je me questionne moi-même : les rendements du passé (7-8% annuels sur du long terme) restent-ils un bon indicateur des rendements futurs ou faudrait-il tabler sur un rendement moindre au vu de la démographie en berne, dé-globalisation en cours et de la résurgence de conflits géopolitiques? Je crois cependant que la bourse continuera à délivrer des rendements, a minima, supérieurs à l’inflation.
L’immobilier est une autre façon de protéger et d’accroître son patrimoine. Cela dit, ce n’est pas aussi passif que la bourse et comporte d’autres inconvénients/risques. Par exemple: le montant à investir dans un seul bien est élevé ce qui amène de la concentration, la liquidité est moindre, il y a des risques opérationnels tels que vacance locative, impayés, dégradations, etc.
Le risque le plus élevé que je voie à plus long terme est qu’on a toujours connu un monde en croissance économique... sur fond de croissance démographique! Ce n’est plus le cas aujourd’hui, et pas uniquement en Europe.
En Belgique, les baby-boomers partent à la retraite et le ratio d’actifs/inactifs touche son point le plus bas. Les différents impacts de l’évolution de la démographie sur l’économie est une grande question. Je n'ai pas la réponse mais j’y vois beaucoup de conséquences possibles sur le PIB, le budget, les soins de santé belges... et les rendements boursiers futurs.
Bien qu’adolescent à cette époque, la crise de 2008 m’a fort marqué et intéressé du fait des nombreuses répercussions économiques et mondiales qu’une crise des prêts hypothécaires américains a pu engendrer. Cet intérêt pour l’économie m’a poussé à entreprendre des études d’ingénieur de gestion. A 18 ans aussi, j’ai ouvert un compte chez un broker en ligne, pour expérimenter par moi-même l’investissement en bourse, heureusement avec des petits montants.
Je travaille aujourd’hui en finance d’entreprise tout en gardant un intérêt marqué pour les questions économiques et le fonctionnement de la finance de marché.