En juin 2026, Easyvest a lancé sa grande enquête sur les Belges et l’argent. Parmi les questions posées: à combien estimez-vous le prix du bonheur, en capital et en revenu? Dans cette série d’été, nous vous dévoilons quelques-unes des réponses, et l’histoire qui les accompagne. En septembre, nous dévoilerons le tableau complet du prix du bonheur pour les Belges!
Les circonstances de la vie de Valera l’ont amenée à élever sa fille seule, payer sa maison, et tout gérer elle-même. Elle est aujourd’hui pensionnée à 59 ans, avec un solide bagage en finances glané au fil du chemin.
Au décès de mon mari, j’ai eu droit à une pension de veuve, et j’ai choisi d’arrêter de travailler pour pouvoir m’occuper de notre fille, être là à son retour de l’école, la soutenir dans ses études. A l’époque, je travaillais beaucoup, j’étais responsable marketing dans une entreprise, j’étais peu présente.
En m’arrêtant de travailler, j’ai pu être présente pour ma fille. Elle a toujours rêvé d’être styliste, et j’ai pu l’aider. Ça a été un investissement personnel et financier conséquent. Je ne regrette rien: c’est important de soutenir ses enfants.
Maintenant, j’ai tout géré toute seule et je n’ai pas eu droit à l’erreur. Pendant toute une partie de ma jeunesse et de ma vie de femme, je n’ai pas profité. J’ai subvenu à mes besoins, j’ai épargné au maximum, j’ai investi.
Résultat, j’ai pu devenir propriétaire, soutenir ma fille, me construire des arrières financiers. Par contre, je vois des gens qui avaient des revenus beaucoup plus élevés que les miens, et qui ont tout brûlé, qui n’ont rien anticipé.
Je me suis formée sur le tas. La vie que j’ai eue m’y a obligée: j’ai dû très jeune gérer un enfant aux études, épargner, vivre dans mes moyens. Heureusement, j’ai pu faire des placements qui m’ont bien rapporté. Je faisais aussi des placements à terme, avec échéance échelonnée sur chaque mois de l’année de façon à n’être pas bloquée si j’avais besoin de liquidités.
Le gérant de ma banque, la CGER à l’époque, m’avait très bien conseillée. J’ai continué à aller à la banque, à m’intéresser, à discuter avec le gérant. Je n’ai pas eu le choix!
Quand j’étais plus jeune, ma maman m’a appris à calculer, à ne pas dépenser systématiquement, à comparer au niveau des courses, à mettre de côté quitte à stocker. Elle-même ne connaissait rien à l’univers de la banque mais j’ai pu faire des études de secrétariat de direction, qui m’ont formée en droit et en économie.
J’ai commencé à travailler jeune, à vingt ans, et je vivais encore chez mes parents. J’ai peut-être acheté quelques vêtements, sans exagérer. Surtout, j’ai mis de côté 5.000 francs belges par mois, au moins 25% de ce que je gagnais. Quand je suis allée dans un petit appartement un peu plus tard, j’ai pu acheter des meubles, du linge de maison etc.