En 2024, Easyvest a pour la première fois mesuré le prix du bonheur en Belgique, c’est-à-dire le niveau de revenu et de patrimoine auquel un ménage belge considère avoir atteint le “bonheur financier”. En 2026, nous avons à nouveau pris la température auprès d’un millier de Belges, pour répondre aux questions qui nous taraudaient: comment le prix du bonheur a-t-il évolué depuis 2024? Comment la situation familiale et professionnelle l’influence-t-il? Que feraient les Belges s’ils disposaient de plus d’argent? Quelles angoisses et quelles émotions l’argent suscite-t-il auprès des Belges? Hommes et femmes sont-ils égaux face au prix du bonheur?
En 2024, Easyvest a pour la première fois mesuré le prix du bonheur en Belgique, c’est-à-dire le niveau de revenu et de patrimoine auquel un ménage belge considère avoir atteint le “bonheur financier”. En 2026, nous avons à nouveau pris la température auprès d’un millier de Belges, pour répondre aux questions qui nous taraudaient: comment le prix du bonheur a-t-il évolué depuis 2024? Comment la situation familiale et professionnelle l’influence-t-il? Que feraient les Belges s’ils disposaient de plus d’argent? Quelles angoisses et quelles émotions l’argent suscite-t-il auprès des Belges? Hommes et femmes sont-ils égaux face au prix du bonheur?
Notre article s’efforce d’apporter une réponse à toutes ces questions.
Le baromètre “argent et bonheur” d’Easyvest mesure deux chiffres-clés:
En 2026, les Belges fixent le capital-bonheur à 1.000.000€ et le revenu-bonheur à 6.000€, par ménage en valeurs médianes.
Nous avions dit en 2024 que “l’argent n’appelle pas forcément l‘argent”: autrement dit, le revenu-bonheur fixé par les ménages n'augmente pas proportionnellement à leurs revenus. Les données le démontrent à nouveau en 2026: entre la tranche de revenu la plus modeste (2.250€/mois) et la plus aisée (8.750€/mois), le revenu réel des ménages quadruple. Leur revenu-bonheur, lui, ne fait que doubler: il passe de 4.000€ à 8.000€/mois.
Plus précisément, à partir d’un certain niveau de revenu, les ménages sont de plus en plus nombreux à considérer qu’ils ont atteint le “revenu-bonheur”. Le point de bascule se situe à 6.000€ mensuels. Au-delà de ce seuil, plus de 50 % des ménages considèrent avoir atteint ou dépassé leur revenu-bonheur.
Conclusion: 6.000€ suffisent au bonheur d’une majorité de ménages belges, qu’ils gagnent plus ou moins que ce revenu-bonheur. En 2024, ce même montant était de 5.500€.
Les Belges estiment atteindre le capital-bonheur à 1.000.000€, en valeur médiane. En 2024 déjà, ce seuil symbolisait le capital-bonheur. Le (premier) million reste un chiffre clé, à la fois potentiellement atteignable et porteur de lendemains prospères.
On observe également que le revenu-bonheur varie en fonction des besoins: si un répondant sans enfant place le bonheur à 5.000€, celui qui a un enfant le place à 6.000€, celui qui a deux enfants à 7.000€. Autrement dit, les deux premiers enfants d’un ménage ajoutent chacun 1.000€ au seuil du bonheur financier.
Le capital-bonheur varie, lui, en fonction des réalités professionnelles: indépendants et chefs d’entreprise placent le capital-bonheur à 1.500.000€, contre 1.000.000€ pour les salariés.
Nous avons demandé aux répondants ce que signifierait “disposer plus d‘argent” que ce qu’ils ont actuellement. Leurs définitions varient nettement selon le cycle de vie:
Autrement dit, chez les plus jeunes, l’argent définit des possibilités, comme l’accès au logement en début de vie professionnelle. Entre 30 et 50 ans, lorsque la charge familiale et professionnelle est à son sommet, il définit le rapport au travail et aux responsabilités. Après 60 ans, une fois ces charges derrière soi, il définit le partage et le plaisir.
Les répondants ont dû sélectionner leur plus grande source d’inquiétude financière. Le contexte géopolitique est arrivé en tête, quel que soit le genre ou le niveau de revenus, en captant 31% des réponses.
L'inquiétude géopolitique augmente avec le niveau de revenus : citée comme première source d'angoisse par près de 20% des ménages gagnant moins de 3.000€/mois, elle dépasse 30% dès 3.000€ de revenus. Plus les besoins quotidiens sont couverts, plus les préoccupations des ménages se déplacent vers la géopolitique - un risque plus lointain, et particulièrement peu maîtrisable.
La tranche d’âge la plus jeune (18-29 ans) est la seule à ne pas s’inquiéter en priorité de géopolitique. Elle fait passer l’inflation et le coût du logement aux premiers plans, des inquiétudes bien concrètes et liées à la vie quotidienne.
Etonnamment, deux sujets impactant particulièrement les Belges figurent au bas de la liste de leurs inquiétudes financières: la démographie, qui va alourdir le poids des pensions, et la hausse des taux d’intérêt, qui se répercute directement sur la capacité de financement des Belges. Ils sont cités par 2% et 1% des répondants respectivement.
Les femmes fixent le capital-bonheur à 750.000€, les hommes à 1.000.000€, soit un tiers de plus. Bien que les hommes placent la barre plus haut que les femmes, ils sont nettement plus nombreux à déclarer atteindre leur objectif: un tiers des hommes dit avoir atteint son capital-bonheur, contre seulement un quart des femmes...
Le fait que les femmes n’atteignent pas un objectif pourtant inférieur à celui des hommes va de pair avec un sentiment de moindre compétence financière. Invités à évaluer leurs connaissances financières de 1 à 5, les répondants font apparaître une nette différence entre les sexes: seule une femme sur cinq s’attribue une note élevée (4 ou 5), contre plus d’un homme sur trois. On observe aussi que les femmes vont deux fois plus fréquemment déléguer la gestion de leurs finances à leur conjoint que l’inverse.
Pourtant, Easyvest constate que, si les femmes investissent moins que les hommes, leurs performances ont tendance à dépasser celles de leurs homologues masculins...
Les répondants ont été invités à choisir leur définition du bonheur financier. “Ne dépendre de personne financièrement “(35%) et “pouvoir faire face à n'importe quelle dépense imprévue” (33%) sont arrivés en tête, assez loin devant le fait de pouvoir prendre soin financièrement de ses proches (21%) et celui de pouvoir vivre de façon impulsive et spontanée (11%).
A noter: en 2024 déjà, l’indépendance financière était le socle du bonheur financier, dans les mêmes proportions qu’en 2026. De manière générale, la répartition des différentes définitions du bonheur est restée quasi la même, au pourcent près, d’un baromètre à l’autre.
Les Belges ont les idées bien arrêtées quand il s’agit de définir leur bonheur financier !
L'enquête « L'argent fait-il le bonheur des Belges ? » a été menée par Easyvest en mai et juin 2026, au niveau national, via un lien web ouvert au grand public. Plus de mille réponses ont été collectées. Les métriques principales sont exprimées en valeurs médianes, afin d'éviter un impact trop important des valeurs extrêmes.
L'intervalle de confiance utilisé pour l'enquête est de 95%, avec une marge d'erreur maximale indicative de 3%. Cela signifie que si l'enquête devait être réalisée à nouveau, dans 95% des cas les réponses seraient comprises dans un intervalle de -3% et +3% par rapport aux valeurs obtenues ici. Ces valeurs sont jugées acceptables dans les enquêtes d'opinion comme celle-ci.