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Sibylle Greindl

Sibylle Greindl

27 May 2026
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Grande transmission en Belgique: comment faire durer un héritage?

La grande transmission bat son plein: les baby-boomers belges s'apprêtent à transmettre des sommes sans précédent. Comment ne pas répéter les erreurs qui ont effacé les grandes fortunes du XIXe siècle?

Grande transmission Belgique: faire durer un héritage

En 2025, les habitants des pays riches hériteront collectivement de quelque 6.000 milliards de dollars, soit environ 10% du PIB mondial. En Belgique, ce mouvement a déjà un nom: la « grande transmission ». Son pic est attendu autour de 2040, à mesure que les baby-boomers transmettent leur patrimoine, évalué à 1.974 milliards d'euros.

Ce patrimoine s'est constitué en grande partie sur la hausse de la brique belge: les prix de l'immobilier résidentiel ont plus que doublé en termes réels depuis les années 1980. Il se transmettra à une descendance en moyenne moins nombreuse dans chaque famille qu'à la génération précédente, puisque l'indice de fécondité est passé de 2,6 enfants par femme dans les années 60 à 1,6 actuellement.

Tout concourt donc à ce que, pour les héritiers de la grande transmission en Belgique, les sommes en jeu soient sans précédent.

Une génération d'héritiers sans précédent... ou presque

Ces nouveaux héritiers feront face à des défis qui n'ont rien de neuf. À la fin du XIXe siècle, l'Amérique recensait 4.000 millionnaires, racontent Victor Haghani et James White, deux gestionnaires de fortune, dans leur livre The Missing Billionaires. Ces fortunes étaient nées de la révolution industrielle américaine: chemins de fer, acier, pétrole et finance. Ces industries avaient produit, en quelques décennies, des concentrations de richesse comparables, en proportion, à celles des baby-boomers belges d'aujourd'hui.

Cornelius Vanderbilt est un de ces ultra-riches du XIXe siècle. Lorsqu'il meurt en 1877, il est l'homme le plus riche du monde, laissant une fortune estimée à l'équivalent de 105 milliards de dollars actuels. Près d'un siècle plus tard, en 1973, plus de 80 de ses descendants se réunissent à l'Université Vanderbilt pour célébrer le centenaire de sa fondation par Cornelius Vanderbilt. L'histoire dit qu'aucun des descendants n'est alors millionnaire. Cette fortune colossale amassée en deux générations s'était évaporée en trois.

Trois erreurs qui ont tout effacé

Ce ne sont ni les crises, ni l'inflation, ni les deux guerres mondiales du XXe siècle qui ont englouti la fortune des Vanderbilt et des autres ultra-riches de l'époque. Ce sont de mauvaises décisions d'investissement et un train de vie sans mesure qui ont eu très vite raison de ces richesses accumulées.

La première erreur était la concentration ou le fait d'avoir mis tous leurs oeufs dans le même panier. Les Vanderbilt avaient construit leur fortune sur le transport, initialement maritime et puis par voie ferrée. Avec l'essor de l'automobile, du transport par camion et de l'aviation dans la première moitié du XXe siècle, le panier, avec tous les oeufs, a chuté. Haghani et White montrent que ces familles ultra-riches ont eu tendance à miser quasi toute leur fortune sur une idée. Au moindre retournement, la perte devient irrécupérable.

La deuxième erreur était d'avoir vécu au-dessus de leurs moyens, aussi colossaux soient-ils. Les héritiers Vanderbilt ont financé nombre de grandes demeures, des yachts, des écuries de course en puisant dans le principal, pas dans les rendements. Haghani et White résument l'enjeu par un seul chiffre: dépenser 2% du capital par an aurait permis à toutes ces familles de maintenir une vie luxueuse et de préserver leur fortune pour les générations suivantes. La plupart des héritiers de l'époque ont très largement dépassé ce seuil, sans en mesurer les conséquences.

La troisième erreur est le manque de planification. Là où Cornelius Vanderbilt a simplement transmis la richesse à ses descendants, John Rockefeller (une fortune bâtie sur le pétrole à la fin du XIXe siècle) et ses descendants ont structuré leur fortune dans des trusts gérés par des professionnels et mis en place une constitution familiale qui donnait une direction aux dépenses des héritiers. Ceux-ci sont, aujourd'hui, millionnaires.

Trois principes pour faire durer un héritage aujourd'hui

La Grande Transmission distribuera des montants très éloignés de ceux de la famille Vanderbilt et consorts.

Cependant, les leçons que l'on peut en tirer du passé sont intemporelles: diversifier ses actifs, vivre dans ses moyens, et planifier à l'avance. Ce qui a changé, par contre, ce sont les moyens que la génération actuelle a à sa disposition pour appliquer ses leçons.

Il y a cent ans, diversifier ses actifs impliquait d'investir directement dans différentes valeurs mobilières ou immobilières, dont les parts représentaient éventuellement chaque fois des montants très différents. En pratique, une fortune était souvent très concentrée et à la moindre perturbation de marché, c'était la banqueroute.

Aujourd'hui, un seul ETF ouvre potentiellement à 99% du marché boursier mondial, quelle que soit la langue, la devise, la géographie des entreprises. Aucune entreprise, aucun secteur ne peut à lui seul faire disparaître un portefeuille aussi fragmenté. Aucune position n'est susceptible de faire basculer l'ensemble.

Vivre dans ses moyens implique d'abord de connaître l'étendue de ses moyens et, ensuite, de fixer un objectif clair quant à leur usage: soutenir sa pension, laisser quelque chose à la génération suivante, investir dans un projet qui tient à coeur? Il devient alors possible de planifier la gestion de son patrimoine.

Visualiser ses moyens et ses objectifs est une première étape pour ancrer son patrimoine dans le futur. Le simulateur de Easyvest vous permet de faire exactement cela:

 

L'investissement indiciel, une approche qui traverse les générations

L'investissement indiciel permet aujourd'hui de diversifier un patrimoine à l'échelle mondiale en un seul mouvement, à des coûts très faibles: c'est l'outil que Cornelius Vanderbilt n'avait pas.

Easyvest traduit ces principes de diversification, de transparence et d'équilibre en pratique. Ses portefeuilles reposent sur des ETF diversifiés à l'échelle mondiale, avec des frais parmi les plus bas du marché belge.

À tout moment, vous voyez où vous en êtes, et vous pouvez, avec l'aide de nos Wealth Managers, établir le profil de risque et la rente qui convient à vos objectifs à long terme.

Cornelius Vanderbilt et ses contemporains n'avaient ni les outils ni les connaissances pour éviter les erreurs qui ont effacé leurs fortunes. Easyvest met les outils, la connaissance et le service à la disposition des héritiers de la grande transmission aujourd'hui.

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