La plupart des obstacles à l’investissement ne sont pas d’ordre financier, mais psychologique. Les comprendre permet de les contourner. Thomas investit 300€ par mois dès ses 30 ans, Emma à partir de ses 40 ans. À la pension, Thomas dispose du double d’Emma, qui disposait pourtant des mêmes moyens que Thomas au départ. Pourquoi Emma a-t-elle attendu avant de commencer à investir? A cause d’un mécanisme cognitif bien documenté, le biais du présent.
Notre cerveau accorde plus de poids à une récompense immédiate qu’à une récompense identique, mais différée dans le temps. L’économiste Richard Thaler, Prix Nobel 2017, a montré que ce mécanisme structure nos décisions financières de façon systématique et prévisible. C'est le fruit d’une évolution cognitive qui nous a longtemps rendu service: dans un monde d’incertitude, le présent tangible valait mieux qu’un futur hypothétique, ou: « un tiens vaut mieux que deux tu ne l’auras ».
Le chercheur Hal Hershfield, de l’Université de Californie, a mis en lumière une dimension plus troublante encore. Ses travaux montrent que nous traitons notre moi futur comme une personne étrangère. Les zones du cerveau activées à l’évocation de soi dans vingt ans ressemblent davantage à celles associées à un inconnu qu’à celles du moi présent. Épargner pour sa retraite revient, mentalement, à faire un cadeau à quelqu’un que l’on ne connaît pas très bien.
Réduire ses dépenses aujourd’hui pour en profiter dans trente ans demande un effort d’empathie envers un soi que l’on peine à se représenter. Plus l’horizon est lointain, plus cet arbitrage semble ingrat.
L’entrepreneur Dan Sullivan a formalisé ce problème sous forme de question: si vous deviez vous retrouver ici dans trois ans, qu’aurait-il fallu qu’il se passe pour que vous soyez, rétrospectivement, satisfait de la période actuelle?
Cette question rend le futur concret. En visualisant ce que l’on veut atteindre, on donne au futur moi une identité et à l’effort présent, un sens.
Cette logique opère dans les gestes les plus ordinaires: garer sa voiture dans le sens de la sortie pour faciliter le départ, faire son lit le matin pour le trouver prêt le soir. Ces gestes supposent un effort légèrement plus important dans le présent, posé consciemment pour que le futur moi en tire directement bénéfice.
Investir régulièrement relève du même principe, à ceci près que l’horizon est plus long et les bénéfices, proportionnellement plus importants.
Aujourd'hui, vous êtes le “moi au futur” d’il y a dix ans. Vous récoltez maintenant les fruits de tout ce que vous avez mis en place à l’époque, y compris sur le plan financier.
Le capital que vous auriez investi en bourse à cette époque-là aurait depuis continué à travailler. Plus longtemps ce capital pourra croître pour vous, plus vous en récolterez du fruit. C’est ce fruit qu’il s’agit de visualiser aujourd’hui pour prendre la décision dont un futur moi sera satisfait.
Sur trente-cinq ans, 300€ par mois placés dans un portefeuille diversifié à un rendement annualisé de 7% génèrent un capital de l’ordre de 500.000€. Le même effort sur vingt-cinq ans produit environ 240.000€. Cette différence tient entièrement au temps accordé au capital pour croître.
Un objectif vague, du type “me constituer un patrimoine”, reste très abstrait pour motiver une décision immédiate. Par contre, viser 400.000€ de capital à 60 ans donne à l’effort régulier un sens concret et à chaque décision d’épargne, une direction claire.
Le simulateur Easyvest aide à franchir ce pas: en quelques clics, il projette l’évolution de votre capital sur dix, vingt ou trente ans, selon votre horizon et vos objectifs.
Le capital de Thomas à 65 ans n’est pas le fruit d’un talent particulier. Il est le produit d’un choix fait à un moment précis: faire confiance à un futur moi qu’il ne voyait pas encore clairement mais qu’il a décidé de protéger.
Chez Easyvest, cette conviction guide chaque portefeuille: une exposition diversifiée aux marchés mondiaux via des ETF, des frais réduits au minimum, un horizon de long terme assumé. De cette façon, la décision prise aujourd’hui devient, dans vingt ans, exactement ce que vous aurez voulu pour votre futur vous.