Pour de nombreux futurs retraités, l’assurance de groupe est à la fois un tranquillisant et un anxiolytique : pouvoir compter sur ce complément de pension est une chance, mais sera-t-il suffisant ? Comment l’investir pour obtenir la rente la plus confortable sans prendre de risques inconsidérés ? Easyvest fait le point et vous aide à élaborer la stratégie la plus rationnelle possible.
En bref : l’assurance-groupe est une pension complémentaire que vous ne pouvez en principe toucher qu’au moment de votre pension légale. Elle est le plus souvent versée en capital, taxé à 10% dans les meilleures conditions, après déduction des cotisations INAMI et de solidarité. Plutôt que de laisser ce capital dormir, mieux vaut l’investir dans un portefeuille diversifié et peu coûteux, qui vous versera une rente régulière tout au long de votre pension.
L’assurance-groupe est un contrat d’assurance-vie souscrit par un employeur en faveur d’une catégorie prédéfinie de ses travailleurs. Ce contrat a pour but de leur faire bénéficier d’un capital complémentaire à leur retraite.
La loi impose que le plan de pension complémentaire soit liquidé au plus tôt au moment de la prise de pension légale effective, quelle que soit la date de terme stipulée sur les polices d’assurance souscrites. Deux cas peuvent cependant faire exception à cette règle:
Il existe par ailleurs une façon d’utiliser votre pension complémentaire avant la retraite : si votre règlement de pension le prévoit, vous pouvez demander une avance pour acheter, construire ou rénover un bien immobilier situé dans l’Espace économique européen et qui vous procure des revenus imposables. Ce n’est pas un versement définitif : le montant de l’avance sera déduit du capital que vous toucherez à la pension, et il doit être remboursé si le bien quitte votre patrimoine.
Les prestations garanties par l’assurance-groupe peuvent être versées en une fois sous forme de capital unique, ou sous forme de rente. La manière la plus courante est la liquidation en capital, de sorte que le bénéficiaire peut disposer immédiatement de l’intégralité du plan de pension. Cette forme d’attribution est également la plus avantageuse sur le plan fiscal.
Lorsque l’assurance-groupe est liquidée sous forme de capital à l’âge légal de la pension ou après une carrière complète, les cotisations patronales sont imposées à 10% (16,5% si vous n’êtes pas resté effectivement actif jusque-là), plus la taxe communale. A cela s’ajoutent des retenues à caractère social : la cotisation pour soins de santé de 3,55% et la cotisation de solidarité. Depuis le 1er janvier 2026, l’organisme de pension retient 2% de cotisation de solidarité sur le capital ; le Service fédéral des Pensions fixe ensuite le taux définitif, entre 0% et 2% selon le montant de vos pensions, et rembourse l’éventuel excédent. Pour les versements effectués à partir du 1er juillet 2027, une cotisation de solidarité supplémentaire de 2% s’appliquera sur la partie de vos pensions complémentaires qui dépasse 150.000€. Si le capital est versé anticipativement, la taxation des cotisations patronales augmente et peut même atteindre 20% lorsqu’il est versé à 60 ans. Mieux vaut donc y réfléchir à deux fois avant de prendre sa retraite anticipée.
Exemple : sur un capital brut de 350.000€ versé après le 1er juillet 2027, la cotisation de solidarité retenue s’élèvera à 7.000€ (2% de 350.000€) + 4.000€ (2% de 200.000€), soit 11.000€.
Avec l’inflation, pas question de laisser dormir le fruit de votre assurance-groupe sur un compte épargne : avec le temps, le pouvoir d’achat correspondant à ces montants s’éroderait sérieusement, ce qui ne sera sans doute pas le cas de vos aspirations et vos besoins. De plus, par le phénomène des intérêts composés, une année sans rendement aura des conséquences importantes à terme puisque ces rendements ne seront pas réinvestis chaque année. Ainsi, un capital de 250.000€ investi en actions durant 19 ans plutôt que 20 ans impliquera au terme de la période un manque à gagner potentiel de plus de 50.000€.
Pour la plupart d’entre nous, la pension est vue comme le moment de profiter de la vie et de ses proches. Si vous n’êtes pas un boursicoteur, investir vous-même le capital de votre assurance-groupe risque d’être anxiogène et chronophage. Établissez vos objectifs et faites-vous conseiller pour l’élaboration de la meilleure stratégie. Faites bien attention aux frais car ceux-ci peuvent faire une énorme différence sur le rendement final. La stratégie d’investissement passive proposée par easyvest a le double avantage de la transparence et d’une tarification parmi les plus basses du marché.
La part des actifs risqués de votre portefeuille doit évoluer en fonction de la phase de votre planification. A la pension, il est recommandé de constituer son portefeuille d’environ 40% d’actifs moins risqués en investissant par exemple dans un tracker d’obligations d’états européens, et de progressivement augmenter cette proportion jusqu’à la fin de l’horizon d’investissement. Cela permettra de préserver votre capital et de garantir une rente stable tout au long de votre pension.
Dans la structuration de votre portefeuille, il est recommandé de prévoir le versement d’une rente, afin de pouvoir bénéficier d’un revenu régulier. Attention à la forme de cette rente :
De nombreux clients ont déjà opté pour les portefeuilles de rente d’easyvest, qui permettent d’investir un capital en vue d’en tirer un revenu mensuel fixe (ou indexé), avec ou sans objectif de leg au bout de la période. Il s’agit d’une excellente formule, fiscalement avantageuse, pour investir les prestations d’une assurance de groupe. La stratégie d’investissement passive, qui est la marque de fabrique d’easyvest, permet d’obtenir le rendement du marché à moindre frais et est imbattable sur le long terme. Nos conseillers sont à votre disposition pour structurer au mieux ce type de portefeuille, en fonction de vos objectifs personnels.
Non. Sauf exception (comme une avance pour un projet immobilier), votre pension complémentaire n’est versée qu’au moment où vous prenez votre pension légale (66 ans aujourd’hui, 67 ans à partir de 2030), ou votre pension anticipée si vous en remplissez les conditions. Approcher de la pension est en revanche le bon moment pour préparer la manière dont vous investirez ce capital.
Sur un capital, comptez 3,55% de cotisation INAMI, une cotisation de solidarité allant jusqu’à 2% (et 2% supplémentaires au-delà de 150.000€ à partir de juillet 2027), puis un impôt de 10% à 20% selon l’âge et la carrière, plus la taxe communale.
Dans la plupart des cas, le capital est fiscalement plus avantageux : une rente versée par l’assureur est ajoutée à vos revenus et taxée au taux progressif. Le capital peut ensuite être investi pour générer vous-même une rente.